Les objectifs ambitieux du plan stratégique 2007-2011 sont issus des engagements des chefs d'Etat et de gouvernement lors de la 2ème session spéciale des Nations unies sur le Vih/Sida tenue en juin 2006 visent selon le premier ministre le renforcement de la prévention et de l'accélération de l'accès aux soins et traitement pour tout ceux qui, en ont besoin. Pour lui, l'engagement de l'Etat du Sénégal est d'autant plus important pour notre pays qu'il nous offrira l'opportunité de capitaliser en 2015 le succès actuel enregistré ans l'atteinte de l'Objectif du millénaire N°6 sur le Vih/Sida.
Le Dr Ibra Ndoye Secrétaire exécutif du CNLS dans son rapport introductif a fait un exposé sommaire sur le Plan stratégique de lutte contre le sida qui s'élève à 51,83 milliards de Fcfa.
Pour lui, les engagements de financements ont été pris pour 40,73 milliards. Les sources de financement nationales contribuent dans ces engagements pour 16,25 milliards et les financements extérieurs pour un montant de 24 ,48 milliards. Les objectifs visés par le Plan d'action stratégique sont, entre autres, maintenir la prévalence du Vih à moins de 2%, promouvoir l'accès universel aux services de préventions, améliorer la prise en charge socio-économique des Personnes Vivant avec le Vih (PVVIH ) y compris les orphelins et enfants vulnérables (OEV).
LE SENEGAL PRIME
Les représentants des partenaires au développement au niveau national comme au niveau international ont tour à tour salué les performances du Sénégal dans le cadre de la riposte face à la pandémie du sida.
Une réponse face à la pandémie qui a valu au Sénégal trois prix. Un premier prix décerné par la Banque Mondiale pour le programme sida en Afrique ayant le mieux ciblé les groupes vulnérables, ainsi que les deux premiers prix sida en Afrique ayant obtenu les meilleurs résultats.
Néanmoins les partenaires ont noté des obstacles comme le défaut de coordination chez les acteurs, l'absence de formation des partenaires, le manque d'harmonisation des approches, la faiblesse des renforcements des capacités des réseaux des pvvih et de la société civile, des systèmes de suivi-évaluation, de la féminisation de la pandémie, la discrimination et la stigmatisation des malades...
Source Le Soleil
Jeudi 10 Janvier 2008